Vie De Jesus

На нашем литературном портале можно бесплатно читать книгу Vie De Jesus, Renan Ernest-- . Жанр: История / Религиоведение. Онлайн библиотека дает возможность прочитать весь текст и даже без регистрации и СМС подтверждения на нашем литературном портале bazaknig.info.
Vie De Jesus
Название: Vie De Jesus
Автор: Renan Ernest
Дата добавления: 16 январь 2020
Количество просмотров: 261
Читать онлайн

Vie De Jesus читать книгу онлайн

Vie De Jesus - читать бесплатно онлайн , автор Renan Ernest

Внимание! Книга может содержать контент только для совершеннолетних. Для несовершеннолетних чтение данного контента СТРОГО ЗАПРЕЩЕНО! Если в книге присутствует наличие пропаганды ЛГБТ и другого, запрещенного контента - просьба написать на почту [email protected] для удаления материала

1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 73 ВПЕРЕД
Перейти на страницу:

Un des plus constants efforts des pharisiens était d'attirer Jésus sur le terrain des questions politiques et de le compromettre dans le parti de Judas le Gaulonite. La tactique était habile; car il fallait la profonde ingénuité de Jésus pour ne s'être point encore brouillé avec l'autorité romaine, nonobstant sa proclamation du royaume de Dieu. On voulut déchirer cette équivoque et le forcer à s'expliquer. Un jour, un groupe de pharisiens et de ces politiques qu'on nommait «Hérodiens» (probablement des Boëthusim), s'approcha de lui, et sous apparence de zèle pieux: «Maître, lui dirent-ils, nous savons que tu es véridique et que tu enseignes la voie de Dieu sans égard pour qui que ce soit. Dis-nous donc ce que tu penses: Est-il permis de payer le tribut à César?» Ils espéraient une réponse qui donnât un prétexte pour le livrer à Pilate. Celle de Jésus fut admirable. Il se fit montrer l'effigie de la monnaie: «Rendez, dit-il, à César ce qui est à César, à Dieu ce qui est à Dieu [978].» Mot profond qui a décidé de l'avenir du christianisme! Mot d'un spiritualisme accompli et d'une justesse merveilleuse, qui a fondé la séparation du spirituel et du temporel, et a posé la base du vrai libéralisme et de la vraie civilisation!

Son doux et pénétrant génie lui inspirait, quand il était seul avec ses disciples, des accents pleins de charme: «En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie est un voleur. Celui qui entre par la porte est le vrai berger. Les brebis entendent sa voix; il les appelle par leur nom et les mène aux pâturages; il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix. Le larron ne vient que pour dérober, pour tuer, pour détruire. Le mercenaire, à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, abandonne les brebis et s'enfuit. Mais moi, je suis le bon berger; je connais mes brebis; mes brebis me connaissent; et je donne ma vie pour elles [979].» L'idée d'une prochaine solution à la crise de l'humanité lui revenait fréquemment: «Quand le figuier, disait-il, se couvre de jeunes pousses et de feuilles tendres, vous savez que l'été approche. Levez les yeux, et voyez le monde; il est blanc pour la moisson [980].»

Sa forte éloquence se retrouvait toutes les fois qu'il s'agissait de combattre l'hypocrisie. «Sur la chaire de Moïse, sont assis les scribes et les pharisiens. Faites ce qu'ils vous disent; mais ne faites pas comme ils font; car ils disent et ne font pas. Ils composent des charges pesantes, impossibles à porter, et ils les mettent sur les épaules des autres; quant à eux, ils ne voudraient pas les remuer du bout du doigt.

«Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes: ils se promènent en longues robes; ils portent de larges phylactères [981]; ils ont de grandes bordures à leurs habits [982]; ils aiment à avoir les premières places dans les festins et les premiers sièges dans les synagogues, à être salués dans les rues et appelés «Maître.» Malheur à eux!…

«Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui avez pris la clef de la science et ne vous en servez que pour fermer aux hommes le royaume des cieux [983]! Vous n'y entrez pas, et vous empêchez les autres d'y entrer. Malheur à vous, qui engloutissez les maisons des veuves, en simulant de longues prières! Votre jugement sera en proportion. Malheur à vous, qui parcourez les terres et les mers pour gagner un prosélyte, et qui ne savez en faire qu'un fils de la Géhenne! Malheur à vous, car vous êtes comme les tombeaux qui ne paraissent pas, et sur lesquels on marche sans le savoir [984]!

«Insensés et aveugles! qui payez la dîme pour un brin de menthe, d'anet, et de cumin, et qui négligez des commandements bien plus graves, la justice, la pitié, la bonne foi! Voilà les préceptes qu'il fallait observer; les autres, il était bien de ne pas les négliger. Guides aveugles, qui filtrez votre vin pour ne pas avaler un insecte, et qui engloutissez un chameau, malheur à vous!

«Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Car vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat [985]; mais le dedans, qui est plein de rapine et de cupidité, vous n'y prenez point garde. Pharisien aveugle [986], lave d'abord le dedans; puis tu songe ras à la propreté du dehors [987].

«Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Car vous ressemblez à des sépulcres blanchis [988], qui du dehors semblent beaux, mais qui au dedans sont pleins d'os de morts et de toute sorte de pourriture. En apparence, vous êtes justes; mais au fond vous êtes remplis de feinte et de péché.

«Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui bâtissez les tombeaux des prophètes, et ornez les monuments des justes, et qui dites: Si nous eussions vécu du temps de nos pères, nous n'eussions pas trempé avec eux dans le meurtre des prophètes! Ah! vous convenez donc que vous êtes les enfants de ceux qui ont tué les prophètes. Eh bien! achevez de combler la mesure de vos pères. La Sagesse de Dieu a eu bien raison de dire [989]: «Je vous enverrai des prophètes, des sages, des savants; vous tuerez et crucifierez les uns, vous ferez fouetter les autres dans vos synagogues, vous les poursuivrez de ville en ville; afin qu'un jour retombe sur vous tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie [990], que vous avez tué entre le temple et l'autel.» Je vous le dis, c'est à la génération présente que tout ce sang sera redemandé [991].»

Son dogme terrible de la substitution des gentils, cette idée que le royaume de Dieu allait être transféré à d'autres, ceux à qui il était destiné n'en ayant pas voulu [992], revenait comme une menace sanglante contre l'aristocratie, et son titre de Fils de Dieu qu'il avouait ouvertement dans de vives paraboles [993], où ses ennemis jouaient le rôle de meurtriers des envoyés célestes, était un défi au judaïsme légal. L'appel hardi qu'il adressait aux humbles était plus séditieux encore. Il déclarait qu'il était venu éclairer les aveugles et aveugler ceux qui croient voir [994]. Un jour, sa mauvaise humeur contre le temple lui arracha un mot imprudent: «Ce temple bâti de main d'homme, dit-il, je pourrais, si je voulais, le détruire, et en trois jours j'en rebâtirais un autre non construit de main d'homme [995].» On ne sait pas bien quel sens Jésus attachait à ce mot, où ses disciples cherchèrent des allégories forcées. Mais comme on ne voulait qu'un prétexte, le mot fut vivement relevé. Il figurera dans les considérants de l'arrêt de mort de Jésus, et retentira à son oreille parmi les angoisses dernières du Golgotha. Ces discussions irritantes finissaient toujours par des orages. Les pharisiens lui jetaient des pierres [996]; en quoi ils ne faisaient qu'exécuter un article de la Loi, ordonnant de lapider sans l'entendre tout prophète, même thaumaturge, qui détournerait le peuple du vieux culte [997]. D'autres fois, ils l'appelaient fou, possédé, samaritain [998], ou cherchaient même à le tuer [999]. On prenait note de ses paroles pour invoquer contre lui les lois d'une théocratie intolérante, que la domination romaine n'avait pas encore abrogées [1000].

1 ... 54 55 56 57 58 59 60 61 62 ... 73 ВПЕРЕД
Перейти на страницу:
Комментариев (0)
название