Cinq Semaines En Ballon

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Cinq Semaines En Ballon
Название: Cinq Semaines En Ballon
Автор: Verne Jules
Дата добавления: 16 январь 2020
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Cinq Semaines En Ballon - читать бесплатно онлайн , автор Verne Jules

Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, pr?tendre survoler le continent noir ? bord d'une fragile nacelle livr?e ? tous les caprices des vents, voil? une entreprise d'une audace incroyable. Les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson pour y parvenir seront pleines d'impr?vus et de p?rip?ties.

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– Tu veux dire la terre de la Lune, ce qui n’est pas tout à fait aussi loin; mais sois tranquille, c’est aussi dangereux.

– Dangereux! avec un homme comme le docteur Fergusson!

– Je ne voudrais pas t’enlever tes illusions, mon cher Joe; mais ce qu’il entreprend là est tout bonnement le fait d’un insensé: il ne partira pas.

– Il ne partira pas! Vous n’avez donc pas vu son ballon à l’atelier de MM. Mittchell, dans le Borough [12].

– Je me garderais bien de l’aller voir.

– Vous perdez là un beau spectacle, monsieur! Quelle belle chose! quelle jolie coupe! quelle charmante nacelle! Comme nous serons à notre aise là-dedans!

– Tu comptes donc sérieusement accompagner ton maître?

– Moi, répliqua Joe avec conviction, mais je l’accompagnerai où il voudra! Il ne manquerait plus que cela! le laisser aller seul, quand nous avons couru le monde ensemble! Et qui le soutiendrait donc quand il serait fatigué? qui lui tendrait une main vigoureuse pour sauter un précipice? qui le soignerait s’il tombait malade? Non, monsieur Dick, Joe sera toujours à son poste auprès du docteur, que dis-je, autour du docteur Fergusson.

– Brave garçon!

– D’ailleurs, vous venez avec nous, reprit Joe.

– Sans doute! fit Kennedy; c’est-à-dire je vous accompagne pour empêcher jusqu’au dernier moment Samuel de commettre une pareille folie! Je le suivrai même jusqu’à Zanzibar, afin que là encore la main d’un ami l’arrête dans son projet insensé.

– Vous n’arrêterez rien du tout, monsieur Kennedy, sauf votre respect. Mon maître n’est point un cerveau brûlé; il médite longuement ce qu’il veut entreprendre, et quand sa résolution est prise, le diable serait bien qui l’en ferait démordre.

– C’est ce que nous verrons!

– Ne vous flattez pas de cet espoir. D’ailleurs, l’important est que vous veniez. Pour un chasseur comme vous, l’Afrique est un pays merveilleux. Ainsi, de toute façon, vous ne regretterez point votre voyage.

– Non, certes, je ne le regretterai pas, surtout si cet entêté se rend enfin à l’évidence.

– À propos, dit Joe, vous savez que c’est aujourd’hui le pesage.

– Comment, le pesage?

– Sans doute, mon maître, vous et moi, nous allons tous trois nous peser.

– Comme des jockeys!

– Comme des jockeys. Seulement, rassurez-vous, on ne vous fera pas maigrir si vous êtes trop lourd. On vous prendra comme vous serez.

– Je ne me laisserai certainement pas peser, dit l’Écossais avec fermeté.

– Mais, monsieur, il paraît que c’est nécessaire pour sa machine.

– Eh bien! sa machine s’en passera.

– Par exemple! et si, faute de calculs exacts, nous n’allions pas pouvoir monter!

– Eh parbleu! je ne demande que cela!

– Voyons, monsieur Kennedy, mon maître va venir à l’instant nous chercher.

– Je n’irai pas.

– Vous ne voudrez pas lui faire cette peine.

– Je la lui ferai.

– Bon! fit Joe en riant, vous parlez ainsi parce qu’il n’est pas là; mais quand il vous dira face à face: «Dick (sauf votre respect), Dick, j’ai besoin de connaître exactement ton poids», vous irez, je vous en réponds.

– Je n’irai pas.»

En ce moment le docteur rentra dans son cabinet de travail où se tenait cette conversation; il regarda Kennedy, qui ne se sentit pas trop à son aise.

«Dick, dit le docteur, viens avec Joe; j’ai besoin de savoir ce que vous pesez tous les deux.

– Mais…

– Tu pourras garder ton chapeau sur ta tête. Viens.»

Et Kennedy y alla.

Ils se rendirent tous les trois à l’atelier de MM. Mittchell, où l’une de ces balances dites romaines avait été préparée. Il fallait effectivement que le docteur connût le poids de ses compagnons pour établir l’équilibre de son aérostat. Il fit donc monter Dick sur la plate-forme de la balance; celui-ci, sans faire de résistance, disait à mi-voix:

«C’est bon! c’est bon! cela n’engage à rien.

– Cent cinquante-trois livres, dit le docteur, en inscrivant ce nombre sur son carnet.

– Suis-je trop lourd?

– Mais non, monsieur Kennedy, répliqua Joe; d’ailleurs, je suis léger, cela fera compensation.»

Et ce disant, Joe prit avec enthousiasme la place du chasseur; il faillit même renverser la balance dans son emportement; il se posa dans l’attitude du Wellington qui singe Achille à l’entrée d’Hyde-Park, et fut magnifique, même sans bouclier.

«Cent vingt livres, inscrivit le docteur…

– Eh! eh!» fit Joe avec un sourire de satisfaction. Pourquoi souriait-il? Il n’eut jamais pu le dire.

«À mon tour, dit Fergusson, et il inscrivit cent trente-cinq livres pour son propre compte.

– À nous trois, dit-il, nous ne pesons pas plus de quatre cents livres.

– Mais, mon maître, reprit Joe, si cela était nécessaire pour votre expédition, je pourrais bien me faire maigrir d’une vingtaine de livres en ne mangeant pas.

– C’est inutile, mon garçon, répondit le docteur; tu peux manger à ton aise, et voilà une demi-couronne pour te lester à ta fantaisie.»

VII

Détails géométriques. – Calcul de la capacité du ballon. – L’aérostat double. – L’enveloppe. – La nacelle. – L’appareil mystérieux. – Les vivres. – L’addition finale.

Le docteur Fergusson s’était préoccupé depuis longtemps des détails de son expédition. On comprend que le ballon, ce merveilleux véhicule destiné à le transporter par air, fût l’objet de sa constante sollicitude.

Tout d’abord, et pour ne pas donner de trop grandes dimensions à l’aérostat, il résolut de le gonfler avec du gaz hydrogène, qui est quatorze fois et demie plus léger que l’air. La production de ce gaz est facile, et c’est celui qui a donné les meilleurs résultats dans les expériences aérostatiques.

Le docteur, d’après des calculs très exacts, trouva que, pour les objets indispensables à son voyage et pour son appareil, il devait emporter un poids de quatre mille livres; il fallut donc rechercher quelle serait la force ascensionnelle capable d’enlever ce poids, et, par conséquent, quelle en serait la capacité.

Un poids de quatre mille livres est représenté par un déplacement d’air de quarante-quatre mille huit cent quarante-sept pieds cubes [13], ce qui revient à dire que quarante-quatre mille huit cent quarante-sept pieds cubes d’air pèsent quatre mille livres environ.

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